Les Grottes du Castellas
LIEU
Il s’agit plus précisément d’une fortification en partie troglodyte. Les requêtes aux archives départementales des Bouches-du-Rhône ne donnent pas beaucoup d’information. Le château fortifié, aujourd’hui disparu, qui s’élevait autrefois sur le rocher du Castellas fut vraisemblablement construit autour du Xe siècle ; tout comme l’église située en contre bâtie sur une implantation romaine. Il était, à ce moment-là, la propriété des Comtes de Provence. En 1167, Alphonse 1er le céda à Raymond de Bollène archevêque d’Arles, en échange de la Baronnie de Fos. En 1399, Raymond de Turenne, dit le fléau de Provence, siégeait devant le Castellas. Les gardiens du site parvenaient à s’enfuir après avoir occis quelques hommes de Turenne, lequel quittait les lieux après avoir pillé le château, l’église et le village.
Les habitants ayant déserté les lieux, il ne restait alors plus que deux hommes à Aurons. Le village se repeuplera plus tard sous l’action du seigneur de Combréris. Suite aux déboires de François 1er à Pavie, le château sera vendu en 1526 pour participation à la rançon nécessaire à la libération du roi. En 1575, l’Espagnol Antoine de Cordoue (on l’appelait Decorde ou Descorde) acheta le château pour sa famille, devenant propriétaire du Castellas et de ses terres seigneuriales Pendant les guerres de religion, Saint-Roman commandant militaire de Salon prit part à la révolte contre Henri IV et il envoya une compagnie d’arquebusiers capturer Jacques de Cordoue, fidèle au roi. Mais, Jacques de Cordoue avait pu s’enfuir à temps.
Après la prise de la Rochelle, en 1628, Richelieu fit détruire près de 2.000 places fortes en France, qui ne servaient plus à la défense du Royaume ; le Castellas d’Aurons en fit partie. La famille Cordoue s’installa alors dans le château reconstruit au pied du rocher avec les pierres de la forteresse détruite. Elle y demeura jusqu’à la Révolution. Ce château, devenu bien national fut vendu à la famille Florans qui le garda jusque dans les années 1930. A la fin de la seconde guerre mondiale, il était en grande partie détruit par les allemands qui, à leur départ, faisaient sauter le dépôt de munitions qu’ils y avaient installé. Ses vestiges étaient alors rachetés par l’Abbé Jourdan, curé d’Aurons, qui en faisait don à sa commune en 1956.
Quant au Castellas, propriété de la Commune, il n’est pas inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques, ce qui est le cas de nombreux vestiges historiques de la région.

